28 hectares
La Réserve
Une zone humide et un espace naturel grandiose
Depuis 2020, la réserve est laissée en libre évolution afin de permettre aux écosystèmes de se reconstituer. Elle offre un cadre d’observation direct des dynamiques du vivant.
La réserve de la Vallée de la Millière
En bordure de la forêt de Rambouillet
Le site était historiquement utilisé pour le pâturage, fauché pour la production de foin et drainé afin de limiter la présence d’eau. Ces aménagements avaient profondément modifié le fonctionnement écologique du site.
Depuis 2020, la réduction des interventions humaines et l’arrêt du drainage ont permis une évolution progressive des habitats : réapparition de zones humides, diversification de la végétation et retour d’espèces.
Cette transformation illustre la capacité des milieux à se régénérer lorsque les conditions sont rétablies.
La réserve
depuis le lancement du projet
Depuis sa reprise en 2020, la réserve est engagée dans un processus de renaturalisation fondé sur la libre évolution : limiter les interventions humaines afin de permettre aux écosystèmes de retrouver leurs équilibres.
Cette démarche s’appuie sur une observation des milieux dans le temps. Un état initial du site a permis de comprendre son fonctionnement (sols, eau, biodiversité), puis d’en suivre l’évolution année après année.
Les premières évolutions sont aujourd’hui visibles. La diversité des habitats progresse, avec la réapparition de zones humides et le retour progressif d’espèces associées à ces milieux.
Ces transformations traduisent une amélioration du fonctionnement écologique du site.
73 espèces d’oiseaux ont été recensées en 2024
73 espèces d’oiseaux ont été recensées en 2024, contre 59 en 2021, soit 14 nouvelles espèces.
Parmi les observations marquantes, la présence de 4 couples nicheurs de Cisticoles des joncs constitue une première pour les Yvelines. La bécassine des marais, disparue de la région, est également de nouveau observée sur le site depuis 2021.
D’autres espèces ont été identifiées, parmi lesquelles la cigogne blanche, le busard des roseaux (statut danger critique d’extinction), le roitelet triple bandeau et le tarier pâtre.
Ces observations traduisent une évolution des habitats et une amélioration des conditions d’accueil pour l’avifaune.
26 espèces d’odonates
En 2023, l’inventaire des odonates a mis en évidence la présence de 26 espèces sur le site.
Parmi elles, 4 espèces sont inscrites sur la liste rouge de l’UICN : le Leste dryade (Lestes dryas), l’Agrion joli (Ceriagrion pulchellum), l’Agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale) et le Cordulégastre annelé (Cordulegaster boltonii).
En 2021, 16 espèces avaient été recensées. Dix nouvelles espèces ont ainsi été observées en l’espace de deux ans.
Ces observations témoignent de la diversité des habitats aquatiques et de leur rôle dans l’accueil d’espèces sensibles.
Des populations de mammifères qui augmentent progressivement
Chez les mammifères, aucune nouvelle espèce n’a été recensée à ce stade. En revanche, les observations montrent une augmentation progressive des populations et une présence plus régulière sur le site.
À l’automne et au début de l’hiver 2023, jusqu’à une trentaine de cerfs et de biches ont pu être observés simultanément dans la réserve, contre près d’une cinquantaine à la même période en 2025.
Cette évolution s’explique par l’amélioration des conditions d’accueil : diversité des habitats, tranquillité liée à la réduction des interventions humaines, disponibilité alimentaire et présence de zones refuges.
Ces conditions bénéficient également à d’autres groupes, notamment aux chiroptères (chauves-souris), dont la présence est étroitement liée à la qualité des milieux. La diversité des insectes, la présence de zones humides et de lisières boisées favorisent leurs déplacements, leur alimentation et leurs zones de chasse.
Ces observations traduisent une fréquentation accrue du site et une amélioration des conditions d’accueil pour la faune sauvage.
33 espèces végétales de plus
Entre 2021 et 2024, le nombre d’espèces végétales recensées est passé de 130 à 163, soit une augmentation de 33 espèces, correspondant à une progression d’environ +25 % en quatre ans supplémentaires en quatre ans.
Cette évolution traduit une diversification progressive de la flore et une amélioration des conditions écologiques du milieu.
Parmi ces observations, la présence de l’orchis de mai (statut critique d’extinction) , une espèce menacée, témoigne du retour d’espèces exigeantes au cœur de la réserve.
Pourquoi est il urgent d’agir ?
Les dynamiques d’érosion de la biodiversité sont aujourd’hui documentées et mesurées.
Depuis le début de l’ère industrielle, la transformation des milieux et l’intensification des usages ont profondément modifié le fonctionnement des écosystèmes.
Ces évolutions affectent directement les équilibres dont dépendent les sociétés humaines : qualité de l’eau, fertilité des sols, pollinisation et régulation climatique.
87%
des zones humides ont disparu depuis le début de l’ère moderne – avec 66% de pertes depuis 1900. Les zones humides disparaissent 3 fois plus vite que les forêts. (IPBES)
1m
d’espèces menacées d’extinction sur 8 millions d’espèces animales et végétales estimées sur la planète. (l’IPBES)
6e
crise d’extinction massive des animaux et des plantes en cours. 25% des espèces pourraient disparaitre d’ici la fin du siècle (IPBES)
Soutenez-nous
Faire l’expérience du vivant en agissant
La Vallée de la Millière propose un cadre concret pour s’engager en faveur de la biodiversité. Le mécénat permet de soutenir des actions de restauration écologique et de produire des données exploitables, en lien avec les enjeux ESG. Il offre un point d’appui pour relier stratégie environnementale et réalité de terrain.
Et si on laissait les castors nous montrer le chemin ?
En reproduisant leurs effets sur l’eau, ce projet permet de recréer des zones humides et d’accélérer le retour du vivant.
Une action simple, concrète, aux effets visibles en quelques saisons.
Rendre visible ce qui ne l’est pas
Observer le vivant ne suffit pas toujours à le comprendre.
Les panneaux permettent de rendre visibles les mécanismes à l’œuvre : fonctionnement des sols, rôle de l’eau, interactions entre espèces.
Ils offrent aux visiteurs des clés de lecture pour comprendre la démarche du site et s’approprier ces enjeux.
Connaitre le vivant c'est aussi le reconnaitre
Observer le vivant ne suffit pas toujours à le comprendre.
Les dispositifs de suivi permettent de rendre visibles les espèces et les dynamiques à l’œuvre : pièges photographiques pour la faune, enregistrements acoustiques pour les chiroptères, caméras thermiques pour observer les espèces nocturnes.
Ils offrent des clés de lecture pour suivre l’évolution des milieux et mesurer concrètement les effets de la renaturalisation.
Mécénat et soutien
Convention mécénat
Soutenir l’Association, c’est agir pour la préservation de la biodiversité et de l’environnement. Le mécénat permet aux entreprises et particuliers de s’engager tout en bénéficiant d’avantages fiscaux (jusqu’à 60 % de réduction sous certaines conditions).
Ils nous soutiennent déjà