Vallée de la Millière

Le Jardin des Partages

Imaginé par Tom Arthus-Bertrand, le Jardin des Partages s’articule autour de trois engagements majeurs : la quête de beauté, la transmission des savoirs et une agriculture respectueuse du vivant.

Le Jardin des partages

Depuis 2024, la Vallée de la Millière ouvre au public le Jardin des Partages, un espace de 1,4 hectare dédié à l'agriculture régénératrice au cœur d'une réserve de 28 hectares où Tom Arthus-Bertrand et la Maison Guerlain font revivre la biodiversité.

Situé en région parisienne, ce site d’exception a pour mission le réensauvagement et la protection du vivant. En proscrivant toute intervention humaine sur la majeure partie de la Vallée, le domaine est devenu un refuge pour plus de 350 espèces animales et végétales. C’est dans cet écrin que le Jardin des Partages, conçu par Tom Arthus-Bertrand, déploie sa vision : concilier une production abondante et diversifiée avec une nature luxuriante. Soutenu par le Maître Parfumeur Thierry Wasser, ce projet porté par la Maison Guerlain vise à expérimenter et transmettre des pratiques agricoles vertueuses aux côtés de ses partenaires.

Tom Arthus-Bertrand, le créateur du Jardin des Partages et Co-fondateur de la Vallée de la Millière, s’exprime : « Le Jardin des Partages se veut à la fois pédagogique, esthétique et productif, afin que chacun puisse y trouver de quoi s’inspirer ».

Les 3 piliers

Esthétique, pédagogique, et productif

Un jardin Esthétique

Le jardin est conçu pour être à la fois beau et compréhensible. Dans un milieu naturel, les équilibres existent mais restent souvent difficiles à percevoir. Ici, le dessin du jardin — formes, structures, organisation des espaces — permet de rendre ces mécanismes visibles.

Un lieu agréable à parcourir donne envie de regarder, de s’arrêter et de comprendre. Cette dimension est essentielle : on s’approprie plus facilement ce que l’on trouve beau.

L’esthétique n’est donc pas décorative. Elle permet de montrer que des systèmes écologiques peuvent être à la fois fonctionnels, productifs et désirables, et qu’ils peuvent inspirer d’autres manières de concevoir les espaces cultivés.

Vue aérienne du Jardin des Partages à la Vallée de la Millière, montrant le bassin central en forme de cœur entouré de sentiers sinueux et de parcelles végétalisées.
Un groupe de visiteurs attentifs lors d'une session de pédagogie en plein air au Jardin des Partages à la Vallée de la Millière, illustrant la transmission des connaissances sur la biodiversité et le réensauvagement.

Un jardin pédagogique

Le jardin est conçu pour apprendre par l’observation.

Les mécanismes écologiques sont souvent abstraits lorsqu’ils sont expliqués de manière théorique. Ici, ils deviennent visibles et concrets : un sol couvert, une diversité de plantes, des équilibres qui se mettent en place.

Chaque zone permet de comprendre un principe en le voyant fonctionner.
On observe les effets plutôt que de les décrire.
La pédagogie repose sur cette expérience directe : comprendre en regardant, en comparant, et en reliant ce que l’on voit à des processus réels.

Un jardin productif

La production fait partie intégrante du projet.

Le jardin présente différentes pratiques agricoles, encore peu répandues. Il permet de les comparer à l’agriculture la plus courante aujourd’hui, qui repose sur des cultures en plein champ avec intrants chimiques.

L’objectif est de présenter ces modèles dans leurs contextes et avec leurs contraintes, afin d’en proposer une lecture plus complète.

Cette approche permet d’observer concrètement les différences : fonctionnement du sol, diversité des espèces, résilience face aux aléas, qualité des productions. Produire dans ces conditions permet de tester ces pratiques dans le temps et de montrer qu’il est possible de cultiver autrement, en préservant les sols et les équilibres du vivant, sans nécessairement renoncer aux objectifs de production.

Produire ancre le projet dans le réel : cela montre que ces systèmes peuvent être à la fois écologiquement cohérents et opérationnels.

Un jardinier repiquant de jeunes plants dans des parcelles paillées au Jardin des Partages à la Vallée de la Millière, illustrant les méthodes de culture écologique et de production durable.

Créons les conditions

Laisser faire le vivant

Le Jardin des Partages n’est pas seulement un lieu de contemplation, c’est un laboratoire à ciel ouvert qui repose sur trois gestes fondamentaux pour restaurer la vitalité de nos sols :

Deux jardiniers utilisant des arrosoirs sur une parcelle de culture protégée par une bâche de paillage au Jardin des Partages, illustrant la technique de couverture des sols à la Vallée de la Millière.

Toujours couvrir le sol

Un sol laissé à nu se dégrade rapidement.
Exposé au soleil, au vent et à la pluie, il perd sa structure, son humidité et une grande partie de la vie qui l’habite. À l’inverse, un sol couvert — par des plantes ou par de la matière organique — reste protégé et actif.
Cette couverture limite les écarts de température, préserve l’eau dans le sol et permet aux micro-organismes de se maintenir et de se développer.
C’est ce fonctionnement qui permet au sol de rester fertile dans le temps, et donc de soutenir des cultures plus stables.

Planter des arbres, partout

Les arbres structurent les équilibres du jardin.
Ils créent de l’ombre, limitent le vent, favorisent l’infiltration de l’eau et apportent de la matière organique au sol par la chute de leurs feuilles.
Ils offrent également des habitats pour de nombreuses espèces, ce qui renforce la biodiversité et les régulations naturelles.
Planter des arbres, c’est donc installer une base durable, capable d’améliorer les conditions de culture et de stabiliser l’ensemble du système.

Un jardinier utilisant une pelle pour étaler du broyat au pied des haies au Jardin des Partages, illustrant l'entretien des sols et la promotion de la biodiversité à la Vallée de la Millière.

Cultiver la diversité

La diversité est ce qui permet au jardin de fonctionner.
Dans un milieu diversifié, chaque espèce occupe une place et interagit avec les autres. Ces interactions permettent de réguler naturellement les déséquilibres, sans intervention systématique.
La présence de nombreuses plantes, d’insectes, d’oiseaux ou encore d’amphibiens crée un réseau d’échanges qui rend le système plus résilient.
Plus un milieu est diversifié, plus il est capable de s’adapter et de se maintenir dans le temps.

Visites pédagogiques

Une approche éducative à destination des écoles

La sensibilisation à la nature et la transmission aux enfants est au coeur des missions de la Vallée de la Millière.

Un enfant souriant tenant une plante en pot dans une serre en bois, illustrant l'approche éducative et la sensibilisation à la nature à la Vallée de la Millière.

Le Jardin des Partages

Les différentes zones

Plan illustré du Jardin des Partages à la Vallée de la Millière (Projet Jardin Guerlain), détaillant les zones de biodiversité : agroforesterie, forêt-jardin, parcelles horticoles, ruchers et couloirs pour animaux sauvages.

Le jardin est organisé en plusieurs zones, chacune conçue pour répondre à une fonction spécifique tout en contribuant à un équilibre global.

L’ensemble du site favorise l’accueil de la biodiversité grâce à des aménagements tels que la mare, les zones refuges et les haies mellifères, qui offrent aux pollinisateurs des ressources et des habitats tout au long de l’année.

Chaque zone s’inscrit dans cette logique, en créant les conditions pour que le vivant s’installe et régule naturellement le système.

L'agroforesterie

Cette zone associe arbres, arbustes et cultures sur une même parcelle.

Les arbres jouent un rôle structurant : ils améliorent le sol, régulent le microclimat, favorisent l’infiltration de l’eau et créent des habitats.

Les cultures viennent s’inscrire dans ce système, en utilisant les ressources disponibles à différents niveaux.

Le verger traditionnel s’inscrit dans cette logique, avec des arbres productifs intégrés dans un ensemble vivant.

Cette organisation permet de produire tout en renforçant les équilibres écologiques, avec moins d’interventions.

Maraichage sur Sol Vivant (MSV)

Maraîchage biologique intensif fondé sur un sol toujours couvert et nourri en matière organique.

Cette gestion limite l’érosion, stabilise les conditions du sol et maintient une forte activité biologique. Le travail du sol est réduit afin de préserver sa structure et ses organismes. La densité de plantation est élevée pour optimiser l’espace et limiter les adventices.

La fertilité repose sur le fonctionnement du sol et les équilibres écologiques, permettant des cultures productives et résilientes sans recours à des intrants de synthèse.

Le jardin ornemental

Cette zone rassemble des plantes choisies pour leurs propriétés sensorielles, alimentaires et médicinales.

Elle permet de montrer que les plantes ne sont pas uniquement productives au sens agricole, mais qu’elles remplissent plusieurs fonctions : attirer, protéger, nourrir, soigner.

Le couloir des senteurs illustre le rôle des composés volatils dans le fonctionnement des plantes.

Les zones fleuries et médicinales mettent en évidence la diversité des usages.

L’ensemble crée un espace à la fois esthétique et fonctionnel, qui montre que la diversité végétale est une ressource en soi.

Au cœur de la mare

La mare a été créée pour accueillir et soutenir la biodiversité au sein du jardin.

L’eau joue un rôle central dans les écosystèmes : elle permet l’installation d’espèces animales et végétales, favorise les cycles biologiques et crée des zones de refuge. Même de petite taille, une mare devient rapidement un point d’équilibre. Elle accueille insectes, amphibiens, oiseaux, et contribue aux régulations naturelles du jardin.

Cet espace rappelle que la présence de l’eau est un levier essentiel pour restaurer des milieux vivants et fonctionnels.

Elle s’inscrit dans une logique plus large : faire du jardin un lieu capable d’accueillir le vivant, et pas seulement de produire.

La forêt jardin

Cette zone s’inspire du fonctionnement d’une forêt. Les plantes sont organisées en strates (arbres, arbustes, herbacées, couvre-sols) et interagissent entre elles.

L’intervention humaine est réduite au minimum. Le système est conçu pour évoluer de manière autonome.

La production repose sur cette organisation naturelle, qui permet de combiner diversité, stabilité et faible entretien.

La forêt jardin montre qu’il est possible de produire en s’appuyant presque entièrement sur les équilibres du vivant.

Les ruches

Les ruches présentes dans le jardin sont installées en partenariat avec Romain Bianchi, dans le cadre du programme Un Domaine pour une Reine. Elles trouvent ici un environnement adapté, grâce à la diversité des plantations, aux haies mellifères et à la succession des floraisons tout au long de l’année.

Dans le jardin, les abeilles circulent entre les différentes zones, s’alimentent et participent à la pollinisation des cultures comme des espaces naturels. Leur présence dépend directement de la qualité des aménagements et de l’attention portée à la biodiversité. Les ruches relient ainsi concrètement le jardin à ses usages : production, observation et compréhension du rôle des pollinisateurs.

Logo d'Un Domaine pour une Reine

le programme Un Domaine pour une reine

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Nous remercions LVMH et Guerlain pour leur aide dans la création du Jardin des Partages

Ce projet a pu voir le jour grâce au soutien de Guerlain et du groupe LVMH.
Leur engagement a permis de concevoir et de développer le Jardin des Partages comme un lieu d’expérimentation, de transmission et de production, au service du vivant.
Ce partenariat illustre une volonté commune : soutenir des démarches concrètes de régénération écologique et contribuer à faire émerger des modèles plus durables.
Nous les remercions pour leur confiance et leur implication dans ce projet.

Logo LVMH
Logo Guerlain
Vue aérienne du Jardin des Partages à la Vallée de la Millière, dévoilant un bassin en forme de cœur au centre d'une zone humide aménagée pour favoriser la biodiversité et le réensauvagement.

“Le jardin est esthétique, productif, et pédagogique”

Tom Arthus-Bertrand